L'évaluation des risques et la prévention des chutes
La première étape consiste à identifier les dangers du logement habituel. Les risques de chute se cachent souvent dans les détails : tapis non fixés, fils électriques qui traversent les passages, éclairage insuffisant dans les couloirs ou les escaliers, ou encore encombrement des pièces de vie. Un diagnostic de l'ergonomie du logement permet de repérer ces obstacles. Il est recommandé de libérer les espaces de circulation, d'installer des veilleuses automatiques pour les déplacements nocturnes et de sécuriser les escaliers en posant des mains courantes continues et bien visibles afin de sécuriser les trajets quotidiens.
Les aménagements techniques et ergonomiques essentiels
Certaines pièces de la maison demandent des transformations structurelles pour s'adapter à la baisse de la mobilité. La salle de bains représente le point critique par excellence : le remplacement d'une baignoire traditionnelle par une douche de plain-pied extra-plate, l'installation d'un siège de douche mural et la pose de barres d'appui sécurisées changent radicalement le quotidien. Dans les toilettes et la chambre, l'ajout de barres de relèvement ou la mise en place d'un lit médicalisé facilitent les transferts. Enfin, pour les habitations à étages, l'installation d'un monte-escalier ou l'aménagement d'une chambre au rez-de-chaussée s'avèrent parfois nécessaires.
La domotique et la téléassistance pour sécuriser le foyer
Les innovations technologiques offrent aujourd'hui des solutions discrètes et performantes pour veiller sur un proche vulnérable à distance. Les systèmes de téléassistance permettent à la personne âgée de déclencher une alerte instantanée en cas de chute via un médaillon ou un bracelet connecté. La domotique complète ce dispositif de sécurité par l'automatisation intelligente de la maison : éclairage à déclenchement par détecteur de mouvement, volets roulants automatisés, ou encore des capteurs d'inactivité capables de signaler une anomalie de comportement sans porter atteinte à l'intimité de l'occupant.
Les dispositifs d'aide financière pour les travaux d'adaptation
Le coût des travaux d'adaptation du logement peut être considérablement allégé grâce aux dispositifs publics. L'aide nationale MaPrimeAdapt', pilotée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), simplifie le financement des rénovations pour l'autonomie des seniors et des personnes handicapées. Cette aide se cumule sous conditions avec la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) versée par le Département, ou avec les participations financières des caisses de retraite et des mutuelles. Par ailleurs, des crédits ou réductions d'impôts s'appliquent sur certaines dépenses d'équipement. Un accompagnement par un ergothérapeute est souvent conseillé pour cibler les besoins réels et constituer les dossiers de subvention.
Au salon, les 1er et 2 décembre, venez rencontrer les acteurs de l’adaptation du logement pour trouver la réponse aux questions que vous vous posez.